Envoyez-vous en l’air avec Flight !

Petite découverte de la soirée sur Koreus, Flight, un jeu en flash conçu par Armor Games. Le but du jeu est très simple : vous devez lancer un avion en papier pour l’envoyer le plus loin possible, en utilisant votre carburant et les différents bonus proposés en l’air. Vous devrez également parcourir des distances de plus en plus longue dans les plus grandes villes du monde, avec le moins d’envols possible. Au fur et à mesure de l’avancement du jeu, vous devrez perfectionner votre aéronef en fonction de l’argent que vous avez gagné.

Il est très rare que je joue à des jeux sur Internet, à cause de leur manque d’intérêt et de leur mauvaise qualité. Ce soir, je voulais me détendre un peu, et c’est ainsi que je suis tombé sur Flight, que j’ai essayé jusqu’au bout et que j’ai plutôt apprécié. Globalement, la jouabilité est bonne, tout comme le soin apporté au graphisme. On regrette cependant la rapidité avec laquelle le jeu se termine, une ou deux missions supplémentaires auraient été un plus.

Pour jouer, ça se passe ici 🙂 !

Souriez, vous êtes fichés !

Facebook_Headquarters_Entrance_Sign_Menlo_ParkFiché, vous l’êtes certainement depuis votre naissance, et peut-être même avant. Mais ça ne s’est pas arrêté là, vous êtes devenu l’heureux possesseur d’une carte d’identité, puis d’une carte bancaire, et même d’une carte de fidélité à la supérette du coin.

Aujourd’hui, à l’aube du XXIe siècle, cet outil génial qu’est Internet a continué de révolutionner notre quotidien. On peut presque tout y faire : rechercher, consulter les prévisions météorologiques, réserver un billet d’avion, faire des achats, payer ses impôts, et même aller déballer sa vie sur les réseaux sociaux.

Je vais donc vous parler du cas Facebook (pour changer), la fameuse plateforme où il est coutume de parler de tout et de rien, un peut trop même.

Aux origines du site

Thefacebook.com a été créé en février 2004 par Mark Zuckerberg alors qu’il était étudiant dans la prestigieuse université d’Harvard. Les inscriptions au site, initialement réservées à ses camarades, ont rapidement été étendues aux autres universités, et le succès fut immédiat. Quelques six années plus tard, des procès, un film, et 500 millions de membres à travers le monde, Facebook est le réseau social numéro un sur Internet.

Comme vous le savez déjà, lorsque l’on s’inscrit sur Facebook, on rempli sa fiche de renseignements : noms et prénoms, lieu de naissance et de résidence, opinions religieux et politiques, qui sont les membres de sa famille s’ils sont eux aussi sur Facebook, sans oublier la belle photo de profil. Ensuite, on invite son entourage plus ou moins proche à devenir son « ami », puis on poste des publications sur son mur, en rajoutant quelques détails, du plus banal au plus croustillant. Ces données, le géant californien précise qu’elles resteront confidentielles et ne seront pas revendues à qui que ce soit. Oui, mais pour combien de temps ? Pour peu qu’on n’ait pas ou mal configuré ses « paramètres de confidentialité », on n’échappe pas aux moteurs de recherche qui peuvent les collecter facilement. La porte est grande ouverte à n’importe qui. Même votre patron.

Contrairement à vous, votre profil est en théorie immortel. Avec un peu de chance, vous serez utilisé comme « cas d’archéologie 2.0 ». En attendant, il est plus probable que vous finissiez en vedette sur Faceploucs que d’être le potentiel Lucy des temps modernes.

Facebook, un mur des lamentations 2.0

À en juger par leurs publications murale, les gens ont un quotidien fort déplaisant. Il est fréquent de voir ses contacts se plaindre à longueur de journée pour un oui ou pour un non. Et pourtant, leurs albums regorgent de souvenirs imbibés de fêtes, de vacances et de voyages qui témoignent d’une vie proche de l’oisiveté. À la longue cela en devient fatiguant. De quoi se plaignent-t-il puisqu’ils ne manquent de rien ? On dit parfois que « c’est toujours ceux qui ont la gueule plaine qui crient famine ». Ce n’est pas faux.

Ensuite, certains ne semblent pas au courant de la législation en vigueur par rapport au droit à l’image. Des photos de vous sont téléchargées  à votre insu sur la plateforme, vous vous en rendez compte (ou pas) avec stupeur quelques heures plus tard en lisant vos notifications. Quel bonheur de montrer au monde entier que vous étiez raide mort la veille. Vous pouvez aussi vous retrouver malgré vous sur Tronchebook alors que vous n’y êtes jamais allé. Les joies de la réputation numérique.

Un autre élément est surprenant : le fait que tout le monde accepte tout le monde comme ami. Quel peut bien en être l’intérêt ? Qui peut bien être intéressé par les conversations publiques tenues entre un contact et une personne dont vous n’avez jamais entendu parler ?

Don’t be evil

À une époque où certains pays désirent contrôler Internet et où l’on invoque Big Brother à toutes les sauces, on ne sait même plus ce qu’il signifie vraiment et on fait moins attention à cela d’ailleurs. Tim Berners-Lee, l’inventeur de la Toile se dit anxieux pour l’avenir de son invention.

J’ai choisi d’évoquer à travers cet article le cas de Facebook, mais il va de soi qu’il est idiot de ne pas être prudent non plus sur Youtube, Twitter, et sur n’importe quel autre site web d’ailleurs.

Pour ma part, je suis présent sur Facebook depuis l’automne 2007. Il y a quelques mois, j’ai décidé de retirer (en vain ?) chacun de mes faits et gestes sur cette plateforme, postes, page laïkées, photographies mises en ligne et informations personnelles, tout en prenant soin de laisser message contenant une adresse mail où me contacter. À l’heure actuelle, des traces doivent sans doute subsister sur les serveurs, car il faudrait seize mois à une photo pour être officieusement effacée. Je vais toujours régulièrement sur Facebook pour avoir des nouvelles de tout ce beau monde, pour continuer à administrer le peu de pages qu’ils ont bien voulu me laisser (difficile d’abandonner quelques milliers de membres actifs), et bien entendu pour garder un contrôle de mon image.

Est-ce que ça vaut vraiment la peine de perdre son temps (au détriment de sa vie privée de surcroît) pour tant de superficialité ?

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Rendez-vous en Terre Inconnue

6884645302_a9777dd98c_zPour mon second billet, j’ai choisis de vous parler d’une émission un peu particulière, en l’occurrence Rendez-vous en Terre Inconnue de Frédéric Lopez.

Le concept de l’émission est très simple : Frédéric Lopez part avec une célébrité à la rencontre d’anciens peuples, vivants reclus dans les coins les plus improbables du monde. Ces peuples sont généralement à un moment charnière de leur histoire. Ainsi, durant quelques semaines, ils vont partager leur culture avec la fameuse célébrité qui n’aura pris connaissance de sa destination qu’une fois le périple vers la Terre Inconnue entamé. Pour préserver ce suspense, les pistes sont brouillées pendant la préparation du voyage, étant donné que la production leur fait essayer des vêtements chaud ou froid.

Cette émission diffusée 2 à 3 fois par an connait un succès croissant auprès des français. Mardi dernier, le record a été une fois de plus pulvérisé, avec « Virginie Efira chez les Tsataans » qui a captivé une audience de 8,1 millions de téléspectateurs. Un succès amplement mérité.

On rentre dans le bain avec « Beat it » , non pas de notre regretté Michael Jackson, mais bien du groupe suédois The Sunshine. Sous fond d’une vue aérienne de la région, une voix-off nous présente le milieu de vie du peuple autochtone qui accueillera l’équipe, et son histoire. Lorsque vient la rencontre, « le choc des civilisations », on a une petite idée de l’ambiance qui se retrouvera tout au long de l’émission. On ressent chacune des émotions de cette scène, et c’est beau. Des paysages somptueux s’offrent à nous, on s’en voudrait presque de contribuer à la destruction de sa structure, notre planète. Le restant du séjour, les « indigènes » montrent des méthodes qu’ils ont héritées de leurs ancêtres pour chasser, pêcher, se vêtir, et en livrent parfois quelques préceptes à leurs convives. Ils se confient aussi sur leur vision de leur avenir, celle de leurs traditions et celle de leurs enfants.
En septembre dernier, nous avons découvert un Gérard Jugnot drôle, émouvant et touchant chez les Chipayas en Bolivie. Une belle leçon de vie qui caractérise cette émission, en démontrant qu’avec un peu de respect et d’ouverture, l’Humanité s’accorde.
À titre de comparaison, je juge le jeu Pékin Express indécent. Indécent dans le sens où les candidats « s’incrustent » dans la vie privée de la population, et à l’exception de quelques maigres services, ils ne rendent rien en contrepartie. Abuser de l’hospitalité et de la gentillesse des gens parce qu’il y a une cagnotte à la clé, c’est moche. D’autant plus qu’ils ne découvrent pas le continent, ils le parcourent à toute vitesse, car il s’agit d’une course. Un vrai gâchis. Dans Rendez-vous en Terre Inconnue, l’invité s’accommode aux coutumes locales, et chacun prend le temps de connaître l’autre, de s’amuser, chacun joue le jeu, tellement bien que les adieux sont quelquefois un déchirement.

« À l’instant où je vous parle, des gens vous attendent à l’autre bout du monde »

Cette émission peut être une remise en question de notre mode de vie : ces peuples sont extrêmement modestes, ils vivent heureux avec rien. Nous, on fait la gueule avec tout. A t-on vraiment besoin du dernier téléphone portable, sous prétexte qu’il est à la mode ? D’être sans arrêt connecté ? D’avoir une piscine chez soi ? De consommer pour consommer ? Devons-nous retourner à des valeurs plus sensées, proches de la nature, plus modeste, parce qu’au fond, c’est la clé du bonheur ? Cependant, même s’ils n’ont pas cédés aux sirènes de la modernité, les peuples ne semblent pas opposés au progrès, il arrive que certains possèdent des téléviseurs ou des véhicules à moteur. Mais ils ont le sens des priorités.
Entre la diffusion de l’émission et le tournage, il faut savoir qu’il s’est écoulé environ une année. Après l’émission, Retour en Terre Inconnue fait le point sur ces semaines mémorables, où l’invité raconte comment il a vécu cette expérience, et ce qu’il en retient. Là encore, l’émission suscite toujours l’engouement des téléspectateurs, car l’Audimat ne chute pas brutalement, au contraire. Difficile de quitter ces terres inconnues, même derrière un écran.

« Oh la vache ! » (Gérard Jugnot, Salar de Uyuni, Bolivie)

Enfin, à l’heure où la télévision nous propose des programmes qui n’intéressent que les simples d’esprit, Rendez-vous en Terre Inconnue est une véritable bouffée d’air frais, qui une fois le poste éteint, ne laisse jamais indifférent. On n’a pas le sentiment d’avoir perdu son temps. Je tire donc mon chapeau à Frédéric Lopez, qui a la chance en tant qu’animateur d’être de chacun des voyages. Il nous fournit des émissions de qualité, et on en redemande. Merci au service public aussi.