Explorez le monde autrement avec le Géocaching !

Depuis quelques semaines, la météo estivale est propice à se laisser tenter par cette nouvelle discipline venue tout droit du pays de l’Oncle Sam. GPS et indices éventuels en poche, le géocaching consiste à aller à la rechercher d’une « cache », boîte dissimulée dans un endroit particulier, dans le but de découvrir l’histoire du lieu, sa culture, son environnement géographique… en complétant le nombre de caches à son actif tout en échangeant des objets. On peut dire que c’est une sorte de « chasse au trésor réinventée à la sauce 2.0 ».

« Yet Another Park That I Didn’t Know About »

C’est Dave Ulmer qui a posé et documenté en Oregon le 3 mai 2000 la première cache, signant les débuts du GPS Stash Hunt. Le principe est très simple. Vous rechercher depuis le site officiel du jeu un endroit où vous souhaiteriez aller, et une carte vous indique la localisation des caches à découvrir. Vous relevez donc les coordonnées GPS que vous rentrez soigneusement dans votre appareil, et le subtil indice qui vous donnera une indication pour trouver la cache une fois que la technologie ne sera plus assez précise. Dès que vous l’aurez dénichée, vous trouverez à l’intérieur de cette cache des objets, un registre des visites (logbook), et de quoi écrire.

La fiche technique de la cache sur le site officiel contient sur une échelle de cinq étoiles la difficulté globale ainsi que la difficulté du terrain (attention à ne pas vous aventurer n’importe où), la taille de la cache, sa position géographique, un indice, éventuellement des photographies du lieu et un bref récapitulatif de son histoire, et enfin le registre en ligne des visites.

Un symbole commun des Géocacheurs

Outre le côté « découverte », vous vous rendrez compte que le géocaching n’est pas un jeu monotone. Pour accéder à la cache, il faudra parfois faire de la plongée, de l’escalade, remplir des tuyaux avec de l’eau pour faire remonter la cache… Il existe également différents types de caches : la cache traditionnelle, celle que je vous ai décrite jusqu’ici ; la multicache, avec des coordonnées partielles à restituer en fonction de plusieurs indices à trouver sur place ; la cache de la terre, pour ceux qui s’intéressent plus à l’histoire de notre planète, la cache Wherigo, une cache interactive… L’aspect de la cache n’est pas forcément uniforme, il y en a des grandes caches comme des très petites (les microcaches, des capsules de films argentiques), des caches en fer, bois…

Vous pouvez échanger les objets présents dans la cache, et écrire dans le registre ce qui rentre (in) et ce qui sort (out). Cela permet aussi de remettre en circulation des figurines qui prennent la poussière dans un placard depuis longtemps. Un objet avec un identifiant rattaché est un travel bug (« bête voyageuse »). Selon ce que le propriétaire de l’objet a précisé, il faudra obligatoirement le remettre en circulation dans une autre cache et l’indiquer, le travel bug étant comme son nom le mentionne un objet qui voyage. Il est possible de suivre son périple sur Internet en rentrant l’identifiant. Il arrive quelquefois que certains travel bug aient fait le tour du monde.

Dans le registre des visites (sur place et/ou en ligne), vous pourrez signaler votre venue avec la date, votre pseudonyme sur le site, les objets récupérés et déposés et surtout vos impressions sur cette cache.

Lorsque vous recherchez la cache, il est important de faire attention à ce que les gens déjà présent sur les lieux ne voient pas ce que vous faites. En effet, outre les intempéries et divers aléas de la vie, ils peuvent par ailleurs la détériorer (muggled dans le jargon des géocacheurs) ou la déplacer ou cela pourrait leur gâcher la surprise si un jour ils souhaitent s’initier au jeu et se rendaient de nouveau à cet endroit.

https://www.youtube.com/watch?v=-4VFeYZTTYs

Il y a de fortes chances pour que ce jeu soit répandu autour de chez vous, c’est l’occasion d’aller faire le tour du pays, non ? Dès que vous aurez un petit palmarès à votre actif, peut-être qu’à votre tour vous souhaiteriez faire connaître des endroits qui ne contiennent pas encore de caches mais qui valent le coup d’œil ? Vous pourrez proposer votre propre cache très simplement, il suffira de vous munir d’une boite, de relever sa position une fois posée, d’indiquer dessus qu’elle est à cet endroit dans le cadre d’un jeu, de lui ajouter un carnet et de quoi écrire, puis de lui faire une fiche sur le site Internet. Veillez toutefois à respecter les lois en vigueur sur la propriété privée, à respecter l’environnement et à assurer une maintenance régulière.

« Took Nothing Left Nothing »

Le géocaching s’avère être un jeu communautaire fascinant et assez prenant. Vous pouvez être sûr que vous ne serez jamais au bout de vos découvertes, dans des endroits où vous ne seriez probablement jamais aller en d’autres circonstances. Si vous n’aviez rien de prévu pour cet été, vous avez désormais une occupation idéale. Ne pas posséder de récepteur GPS n’est pas pour autant un grand obstacle, vous pouvez faire un test au préalable en repérant les lieux sur Google Maps. Je vous recommande de vous créer un compte sur le site officiel, vous pourrez ainsi partager votre expérience et garder en tête un historique des caches que vous avez trouvé.

Au cas où vous partez en vacances aux quatre coins de la planète et que votre GPS vous le permet, vous pourrez compléter votre palmarès en découvrant. Que demander de mieux ? Près d’un million de caches ne demandent qu’à être découvertes dans des centaines de pays.

Et vous, êtes-vous déjà un géotrouveur ? Quelle est votre expérience ? Sinon, cet article vous a-t-il donné envie de vous y mettre ? Tenez-moi au courant 😉 !

geocaching.com
Voir aussi : Les Géomordus.
Image : Leatherman