DuckDuckGo, le moteur de recherche alternatif qui respecte la vie privée

Logo DuckDuckGoSi vous suivez de près l’actualité numérique, il se peut que vous ayez déjà entendu parler de DuckDuckGo. En effet, ce moteur de recherche fondé aux États-Unis en 2008 affirme dans son slogan qu’il n’espionne pas ses utilisateurs, ce qui explique sa popularité croissante depuis les révélations édifiantes d’Edward Snowden sur les méthodes de surveillance de la NSA. Petit-à-petit, le canard au nœud papillon (Dax pour les intimes) a également gagné la confiance de navigateurs reconnus, car il est désormais intégré dans la liste par défaut de Firefox, Opéra et Safari.

Concrètement, en dépit d’un financement par la publicité, le moteur de recherche tente au mieux de préserver la vie privée de ses utilisateurs en ne stockant aucune information personnelle (adresse ip, signature du navigateur, requêtes de recherche, etc.). Dans cette hypothèse, on peut mettre en doute l’efficacité du Patriot Act pour collecter des données qui ne sont pas conservées. De plus, le site est accessible de manière sécurisée notamment à travers le réseau TOR.

En outre, l’ambition de Gabriel Weinberg, son fondateur, est à terme de proposer une alternative crédible à des mastodontes comme Google. Pour produire des résultats de qualité, il s’appuie d’une part sur son méta-moteur qui puise des informations dans des bases de données existantes, et d’autre part sur son moteur de recherche qui génère ses propres contenus.
DuckDuckGo essaye aussi de se démarquer avec des originalités comme la commande !bang qui sert de raccourci dans les recherches. Elle permet soit d’accéder au premier résultat de recherche (la requête doit commencer par !), soit d’aller directement sur un site en particulier (!wfr pour accéder directement à la version française de Wikipédia), soit de faire une recherche à l’intérieur d’un site en particulier (« !wfr Paris » vous retournera l’article de la ville de Paris sur Wikipédia).
À l’instar du Knowledge Graph de Google, on remarquera aussi l’effort entrepris pour que l’internaute obtienne la réponse qu’il recherchait, ou dans le cas contraire qu’il puisse la donner grâce à la possibilité de contribuer individuellement à l’amélioration des résultats. En ce qui concerne la cartographie, c’est le projet libre OpenStreetMap qui est sollicité.

Bien sûr, DuckDuckGo est encore loin d’être la panacée. Mais lorsque l’on est confronté simultanément au succès écrasant (et inquiétant) de Google et à la problématique du respect de la vie privée en ligne, il a le mérite de s’imposer comme une alternative fiable et portée sur l’innovation.
À titre personnel, c’est devenu mon moteur de recherche par défaut depuis plusieurs mois, et la plupart des résultats me conviennent. Lorsque la situation exige une recherche plus poussée qui lui fait défaut, alors j’interroge exceptionnellement Google.
Parce que DuckDuckGo donne le choix de la diversité aux internautes et parce qu’il considère ses utilisateurs, il est à mon sens vital de le favoriser dans sa navigation au quotidien.

DuckDuckGo (Pensez à activer la régionalisation et à préciser votre pays pour des résultats adaptés)
À consulter : donttrack.us et dontbubble.us
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