Contemplez la Terre en temps réel… depuis l’espace !

Depuis le mois d’avril, des caméras ont été installées sur la station spatiale internationale, à quelques centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes. Leur principale raison d’être est d’étudier sur le long terme leur fonctionnement dans l’espace pour améliorer leur fiabilité dans ces rudes conditions. Là où ça devient intéressant, c’est que ce qui est capté par ces caméras est retransmis en direct par Internet et mis à la disposition des internautes à travers le flux ci-dessus.

Les images sont littéralement à couper le souffle. À quelque endroit que l’on soit, les paysages sont absolument splendides. C’est émouvant. La planète bleue sous cet angle est de toute beauté. Qui oserait contredire cela d’ailleurs ? Jusqu’ici, on le savait : on avait vu des photos, des vidéos, ou encore entendu les témoignages privilégiés des astronautes et autres cosmonautes. Mais est-ce que l’on a vraiment conscience de cela ? Le fait de vivre sur une planète reste finalement un concept abstrait pour beaucoup.

Cette expérience unique (à vivre en haute définition, cela va sans dire) est pour moi un autre moyen de prendre conscience du monde. Un moyen de voir de ses propres yeux notre chère et tendre maison, telle qu’elle est à cet instant précis, de prendre conscience de sa valeur, de sa fragilité, de ce miracle. Mais aussi de prendre conscience que l’on est pas seul, de se raccrocher à la réalité à l’heure où tant de choses nous en détournent. Bref, c’est une façon de s’élever dans tous les sens du terme. Et c’est cela que je trouve fabuleux.

« La Terre… Combien sommes-nous à comprendre cette glèbe silencieuse que nous foulons toute notre vie ? Pourtant, c’est elle qui nous nourrit, elle à qui nous devons la vie et devrons irrévocablement la survie »

(Pierre Rabhi)

Si en parallèle, vous aimeriez savoir quelle région de la Terre vous êtes en train de survoler, sachez qu’il y a la possibilité de suivre en temps réel la trajectoire de la station dans l’orbite terrestre.

Il y a régulièrement un changement de caméra, c’est à ce moment-là que le fond va devenir gris : patientez donc quelques instants pour que tout revienne à la normale. En revanche, si le fond est noir, c’est que vous êtes au-dessus d’une zone où il fait nuit: patientez un peu également (trois-quarts d’heures au plus, soit une demie révolution de la station autour du globe).

Le flux reste silencieux, cela tombe bien car le silence dans une telle situation est une forme de respect et d’humilité. Slate suggère quant à lui de rajouter une bande-son. Il suffit de trouver celle qui convient le mieux, sans doute de la musique classique. Le silence est quelquefois rompu par les conférences quotidiennes des astronautes avec Houston (surtout sur ce second flux, centré exclusivement sur le laboratoire orbital), c’est à la fois amusant et curieux. On est tiré de sa rêverie en se souvenant que l’on est pas seul : il y a une présence humaine.

Pour conclure, merci à la NASA de partager avec le plus grand nombre cette expérience (bon en même temps, c’est vrai que c’est nous qui payons…) et à tous ces astronautes qui essayent de rendre l’espace et les sciences plus accessibles. Si vous avez une heure et demie devant vous, alors vous aurez le temps de vivre un tour du monde. Si vous avez la journée, vous pourrez en faire seize au maximum, avec autant de couchés de Soleil.

Admirez.