Détente
Cette catégorie contient tout les articles où vous trouverez de quoi vous détendre un moment.
The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore
2/09/12
The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore est un court-métrage d’animation réalisé par William Joyce et Brandon Oldenburg. Véritable ode à la lecture et à la littérature, l’œuvre a été récompensé entre-autres par un oscar du meilleur court-métrage d’animation l’hiver dernier. Tomberez-vous sous le charme de ce merveilleux dessin-animé comme je l’ai été quand je l’ai vu pour la première fois ? Et qui sait, le monde extraordinaire des livres vous envoûtera peut-être pour de bon ?
Jusqu’ici, l’Amérique avait l’habitude de nous proposer des films d’animations plutôt consensuels, renforcés à coup de campagnes de publicité et de millions de dollars. Alors quand les réalisateurs nous proposent quelque chose de radicalement différent, où les images se suffisent à elles-mêmes, je tire mon chapeau !
Pour tous publics.
The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore
Breaking Bad, de Walter White à Heisenberg
26/08/12
Avez-vous déjà regardé une série qui ne semble pas payer de mine au premier abord, mais qui se révèle être une petite merveille ? Si vous répondez par l’affirmative alors il se pourrait que vous connaissiez Breaking Bad. Véritable réussite de ces dernières années, la série de Vince Gilligan avec Bryan Cranston (Walter White) et Aaron Paul (Jesse Pinkman) est diffusée sur AMC aux États-Unis et sur Arte en France.
C’est l’histoire de Walter White, professeur de chimie cinquantenaire au lycée d’Albuquerque (Nouveau-Mexique) qui voit son existence déjà morne bouleversée lorsqu’il apprend qu’il souffre d’un cancer au poumon et que le temps est désormais compté pour lui. Pour assurer un avenir à sa famille après sa disparition, il décide d’utiliser ses talents de chimiste pour fabriquer de la méthamphétamine, drogue synthétique très lucrative, et de s’associer avec Jesse Pinkman, un ancien élève habitué des petits trafics de drogue. À partir d’un laboratoire improvisé à l’arrière d’un camping-car et de quelques ustensiles de chimie basique, ils vont cuisiner ensemble le cristal bleuté le plus pur du marché.
Bande-annonce de la saison 1
Cela suffit-il pourtant à réunir tous les ingrédients pour réaliser une bonne série ? Absolument, et c’est bien là le tour de force de Vince Gilligan et de son équipe de scénaristes qui redouble d’inventivité et d’originalité dans chaque épisode pour nous tenir en haleine, et bien sûr du jeu des acteurs qui est tout simplement parfait. Si certains détails glissés paraissent anodins, ils n’en sont pas moins chargés de symboles et d’indices sur le déroulement futur de l’intrigue. En tant que spectateur, on imagine des tas de scénarios pour conclure un épisode, et on assiste finalement à un final beaucoup plus remarquable et éloigné de ce à quoi l’on s’attendait. D’ailleurs, le suspense est parfois tellement intense que certains cinéphiles le comparent à un film de Quentin Tarantino.
Comme l’analysait le philosophe Thibault de Saint-Maurice dans une conférence dédiée à la série, Breaking Bad (qui peut signifier mal tourner), c’est d’abord l’histoire d’un homme en quête de puissance. C’est l’histoire du lent mais radical et irrémédiable processus de transformation de Walter White, homme banal victime de sa propre vie, vers le personnage amoral d’Heisenberg, prêt à tout pour dominer.
Il n’y a pas vraiment de vitesse de croisière dans Breaking Bad, un épisode peut être introduit par un pré-générique distrayant ou relativement important dans l’intrigue sans que l’on sache à quel degré ; le rythme alterne entre des moments lents et d’autres où l’on retient son souffle. On sent que la production s’est donné les moyens de proposer un contenu de qualité et qu’elle ne cherche pas à éterniser la série malgré son succès. Au total Breaking Bad représentera cinq saisons, la dernière a été malheureusement coupée en deux parties de huit épisodes, l’une étant diffusée en ce moment-même et l’autre est prévue pour l’été 2013. Il faut bien trouver un compromis.
Le fait qu’une chaîne de télévision française comme Arte ait choisi de diffuser cette série sur son antenne n’est pas signe de médiocrité, bien au contraire. Et que dire du jeu des acteurs, qui incarnent impeccablement leurs personnages respectifs ? Il faut reconnaître que certains méritent d’être mieux récompensés.
J’espère vous avoir donné envie de vous faire votre propre idée sur cette série sans avoir gâché votre découverte dans cette présentation, mais je tiens à vous prévenir qu’elle contient (peu fréquemment, certes) des scènes très difficiles à regarder. Cela dit, Breaking Bad ne fait pas l’apologie du monde de la drogue, et livre avec finesse une critique qui dépeint la déchéance progressive et profonde du toxicomane et le danger qu’il représente pour les autres.
En tant que consommateur occasionnel de séries, j’ai découvert les aventures du chimiste et de son acolyte au printemps dernier, et j’ai immédiatement accroché. A l’image de la méthamphétamine, c’est une série addictive et pure à 99% : au début on se demande ce que les scénaristes vont pouvoir inventer avec une telle intrigue, et finalement chaque épisode achevé procure une irrépressible envie de regarder le suivant : pas étonnant que cela fasse un tabac !
Informations complémentaires : à propos de la méthamphétamine ; retranscription de la conférence de Thibault de Saint-Maurice.
Voir aussi : savewalterwhite.com ; lospolloshermanos.com ; bettercallsaul.com ; madrigalelectromotive.com ; tiosbell.com ; la vidéo complète de Gale Boetticher qui chante dans un karaoké (« Major Tom », Peter Schilling).
Nous avons encore tant de choses à découvrir…
9/04/12
« The Solar System » by @Licoti
« Nous avons encore tant de choses à découvrir », c’est ce qui me vient spontanément à l’esprit après avoir parcouru cette extraordinaire animation en Flash. The scale of the Universe 2 (l’échelle de l’Univers) est une animation réalisée par Cary Huang pour htwins.net. Elle se veut très simple, mais reste cependant efficace et complète. En l’espace de quelques instants, vous voyagerez de l’infiniment petit à l’infiniment grand à partir d’un environnement à taille humaine, et vous serez peut-être envoûté par la musique originale de Kevin MacLeod, « Frozen Star » . Cette animation n’est malheureusement pas encore disponible en français, mais cela n’empêche pas de s’attarder sur les éléments qui vous révéleront alors leurs caractéristiques (nom, taille, description) si vous comprenez un peu la langue de Shakespeare.
« Le chemin est long mais la route est belle. »
Voilà de quoi ravir les rêveurs et autres passionnés d’astronomie, mais aussi de quoi relancer les éternels débats philosophiques sur le sens de la vie et l’univers par la même occasion… Bon voyage !
Pour visualiser l’animation en mode plein écran, veuillez suivre le lien ci-après : The Scale of the Universe 2.
Source : htwins.net ; korben.info.
Image : Merci à @Licoti (licoti.deviantart.com).
Bonus ? The Known Universe | Hans Zimmer – Time (We Plants Are Happy Plants Remix)
Marquez le coup avec le Jungle Speed !
7/01/12
Quoi de plus convivial qu’un jeu de société pour s’amuser pendant les longues soirées d’hiver ? Si vous êtes à la recherche d’un jeu complètement décalé (et surtout déjanté), je vous propose d’essayer le Jungle Speed. Inventé en 1991 par Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko, le Jungle Speed fait principalement appel aux capacités d’observation et aux réflexes du joueur. Devenu un des produits phare de la société Asmodée qui le réédite à son compte depuis 2002, il offre la possibilité d’être complexifié grâce à des extensions.
Le jeu se compose de 80 cartes et d’un totem en bois. Les cartes se distinguent par leur couleur (violet, orange, jaune, vert) et leurs différents symboles, ou leur caractère spécial (attraper immédiatement le totem, retourner une carte en même temps au bout de trois secondes, ou encore ne prendre en compte que la couleur des symboles). Ces dernières sont distribuées équitablement entre les joueurs qui ne doivent les découvrir qu’au moment de les retourner une-à-une devant eux. Dès que deux cartes concordent (par leur symbole par exemple), le premier joueur concerné à le remarquer doit saisir le totem situé au centre de la table. L’adversaire qui perd le duel devra récupérer la pile de cartes déjà utilisées du vainqueur. Si le totem est attrapé en même temps, celui qui l’a saisi avec le plus de doigts remporte le duel, et celui qui le touche alors qu’il n’avait pas à le faire récupère la pile de cartes de tous les autres joueurs. Le ou les vainqueurs sont ceux qui seront parvenu à se débarrasser de toutes leurs cartes.
La ressemblance des symboles peut facilement induire en erreur, tout comme l’alternance avec les cartes spéciales qui a tendance à semer la confusion. Il n’est pas rare que le jeu ait un côté masochiste lorsque le totem échappe des mains dans la précipitation… C’est pour cela que certains lui préfère sa version plastique, évidemment un peu moins drôle. En 2009, j’ai créé la page « Pour tous ceux qui ont fini accidenté après une partie de Jungle Speed » où des centaines d’aficionados victimes de ce genre d’incident sont venus se confier. En somme, il s’agit d’un recueil de témoignages du monde entier aussi surprenants les uns que les autres, mais qui font forcément sourire car on se retrouve dans la plupart des situations décrites. La page est désormais entre des mains officielles, et malgré le fait que cette expérience fut relativement éphémère, j’en garde un très bon souvenir.
Avec son élégante pochette en tissus, c’est le genre de jeu que l’on peut facilement emmener partout et avec lequel on peut entamer des parties à l’improviste. Comme la plupart des jeux de société, le Jungle Speed est une excellente façon de se retrouver et de passer un bon moment, d’autant plus qu’il gagne en intérêt quand le nombre de joueur est important.
Avec quelques contraintes supplémentaires, voilà comment peut se passer une partie de Jungle Speed entre amis…








